Carences en oméga-3 et comportements violents ☠️


Le Professeur Adrian Raine, éminent psychologue diplômé d’Oxford, étudie depuis plusieurs années les racines biologiques du crime et l’anatomie cérébrale de la violence.

Il a constaté dans ses études que les détenus supplémentés en oméga-3 commettent moins de délits graves durant leur incarcération.

Il a constaté d’autre part que les délinquants présentent des dysfonctionnements au niveau de certains neurotransmetteurs. La recherche montre par ailleurs que les oméga-3 (DHA), contribuent à la régulation de l’expression des gènes.

Les oméga-3 (DHA) interviennent à la fois pour activer des gènes qui inhibent la violence et pour désactiver d’autres gènes qui augmentent la propension à la violence.

Plusieurs études, portant sur la combinaison d'oméga-3 et des micronutriments (vitamines, minéraux), montrent une réduction considérable des comportements agressifs, antisociaux et violents chez les jeunes et les jeunes adultes. Ces données ont été publiées par la revue Child and Adolescent Psychiatric Clinics of North America.

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Oméga-3, oméga-6 et détresse psychologique


La revue Military Medicine a présenté un travail scientifique fort intéressant. Des chercheurs de Bethesda, USA, se sont penchés sur les relations entre la consommation d’oméga-3 et 6, la dépression et les suicides chez des militaires américains.

Leur étude révèle plusieurs faits déterminants : lorsque la consommation de poisson (oméga-3) diminue et que, simultanément, la proportion d’oméga-6 augmente, le risque de symptômes dépressifs cliniques est élevé.

Une étude a indiqué que les personnes dont les tissus et organes sont riches en oméga-3 ont un risque réduit de dépression clinique.

Les chercheurs ont recommandé par conséquent de rééquilibrer la composition en oméga-3 et oméga-6 des régimes militaires américains, à la fois pour réduire la détresse psychologique et pour augmenter significativement l’efficacité des soldats.


Fait important : dans nos assiettes, le rapport oméga-6/ oméga-3 devrait être inférieur à 4. La réduction de ce rapport passe par l’adoption d’une alimentation riche en oméga-3 et par une réduction importante de la consommation des aliments riches en oméga-6 (pâtisseries, margarine, mayonnaise, nuggets, huile de tournesol, huile de pépins de raisin...).

Le DHA régule également les neurotransmetteurs comme la sérotonine (hormone du bonheur) et la dopamine. Les neurones des animaux dont on a enrichi l’alimentation en oméga-3 présentent des connexions neuronales plus riches et plus complexes que ceux des animaux nourris « normalement ».


Quelles sont les conséquences d’un régime sans poisson sur votre cerveau ?


Les personnes qui ne mangent jamais de poisson augmenteraient de 37 % leur risque de développer la maladie d’Alzheimer.

Une étude a permis de constater que les personnes qui consomment régulièrement des huiles riches en oméga-3 (poissons gras, huile de colza, de lin ou de noix), réduisent de 60% leur risque de démence. Ces résultats ont été publiés dans la revue américaine Neurology.