Évitez à votre cerveau de finir en caramel !

L’abus de sucre nuit à votre cerveau.

L’endocrinologue de Harvard Robert Lustig, spécialisé dans les troubles hormonaux et l’obésité infantile, l’affirme : « le sucre n’est ni plus ni moins qu’une "toxine" ou un "poison" ». Un taux de sucre sanguin chroniquement élevé déclenche le phénomène de la glycation, qui s’apparente à une forme de « caramélisation » du cerveau par l’excès de sucre. Ce dernier va tout simplement se coller aux protéines cérébrales, qu’il va littéralement caraméliser ; ces protéines « sucrées » deviennent des corps étrangers qui vont attaquer le cerveau de l’intérieur.

Le phénomène destructeur de la glycation, mal connu du grand public, est un mécanisme central dans la genèse de très nombreuses maladies neurologiques et un véritable accélérateur du vieillissement du cerveau. Cette caramélisation peut provoquer une atrophie cérébrale. De plus, le sucre oxyde et enflamme le cerveau, deux processus qui participent à la neuro-dégénérescence.


Le diabète multiplierait par deux le risque de la maladie d’Alzheimer. Des scientifiques japonais de l’université de Kyushu ont suivi durant 15 ans 1000 personnes (hommes et femmes) de plus de 60 ans. À l’issue de cette étude, ils ont fait un constat sidérant et inattendu : le diabète doublerait le risque de développer la maladie d’Alzheimer. Par ailleurs, selon le chercheur américain David Perlemuter, les pré-diabétiques sont très vulnérables au niveau cérébral quand leur glycémie grimpe de façon brutale. La graisse abdominale ne fait pas que capitonner notre abdomen. Elle n’est pas une substance inerte, mais fabrique au contraire en permanence des hormones inflammatoires qui bombardent notre cerveau continuellement. Il faut se représenter cette graisse comme un volcan en activité.

Le journal Obesity Reviews a publié en 2018 un article très instructif, étayé de nombreuses preuves scientifiques, qui montre que l’obésité et ses conséquences (hyperglycémie, diabète de type 2...) sont liées à la maladie d’Alzheimer, probablement de façon causale. Les personnes qui présentent une obésité abdominale sont plus exposées à la maladie d’Alzheimer. Réduire ce risque implique de conserver un poids normal au milieu de la vie et d’éradiquer en particulier cette graisse abdominale nocive. Vous pouvez consulter un médecin nutritionniste pour vous accompagner. La graisse abdominale, facteur de risque de la maladie d’Alzheimer.

La mesure du tour de taille permet d’évaluer le risque individuel de souffrir d’une maladie cardiovasculaire, de diabète ou d’hypertension artérielle. Lorsque le tour de taille est supérieur à 100 cm chez l’homme et à 88 cm chez la femme (en dehors de la grossesse, évidemment !), on parle d’obésité abdominale. Attention, ces valeurs ne sont pas universelles : elles peuvent varier selon les origines ethniques. Les valeurs de référence ne sont pas les mêmes en Asie, par exemple. L’indice de masse corporelle (IMC) est le chiffre obtenu quand on divise son poids (en kg) par sa taille (en cm) au carré. La valeur normale est comprise entre 18,5 et 24,9.


Dr Halhol - Nutritionniste

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