Vitamines : que risque-t-on en cas de carence ?

Les vitamines sont indispensables au bon fonctionnement de notre corps. En temps normal, elles sont apportées par une alimentation variée et équilibrée. Néanmoins, après 60 ans, les déficits sont plus fréquents.

  • 1. La vitamine D

  • 2. La vitamine C

  • 3. La vitamine B9

  • 4. La vitamine B12

  • 5. La vitamine B1


Les carences en vitamines à l’origine du rachitisme (vitamine D) ou du scorbut (vitamine C) sont devenues très rares dans les pays développés. En revanche, les déficits en vitamines sont fréquents, même si des apports insuffisants n’entraînent pas de maladie carentielle au sens strict du terme. Causés par des pathologies, des médicaments ou un régime alimentaire déséquilibré, ces déficits peuvent avoir un impact sur la santé. Parmi les 13 vitamines, il y en a 5 qui sont plus susceptibles de ne pas être consommées en quantité optimale.

LA VITAMINE D

Elle fixe le calcium sur les os, participe au maintien de la fonction musculaire et du système immunitaire.


Quels sont les risques d’un déficit ?

Il peut se traduire par une faiblesse musculaire, associée à un risque augmenté de chute et de fracture, ainsi que des crises de tétanie et convulsions. Si les véritables carences ne concernent plus que 5 % de la population, 40 % des personnes de plus de 55 ans sont concernées par un déficit, selon l’Étude nationale nutrition santé 2006-2007. Depuis le début de l’épidémie de Covid, l’intérêt d’une supplémentation en vitamine D est discuté par les experts. Certains avancent que, en raison de son rôle sur l’immunité, la vitamine D pourrait prévenir les formes graves de la maladie. Mais le niveau de preuve est pour l’heure insuffisant. La Société française de pharmacologie et de thérapeutique ne recommande pas cette supplémentation en prévention et rappelle les risques d’un surdosage.


Comment arriver aux apports conseillés ?

De 5 μg (microgrammes) par jour chez les adultes, les besoins passent à 10 15 μg/jour chez les plus de 55 ans. La synthèse cutanée de la vitamine D couvre 90 % de nos besoins : il suffit d’exposer sa peau au soleil 20 minutes chaque jour. Côté alimentation, on en trouve notamment dans l’huile de foie de morue et tous les poissons gras (saumon, sardine, hareng). Le dosage est remboursé par l’assurance maladie uniquement dans des situations cliniques précises (personnes sujettes aux chutes, après une transplantation rénale…). En cas de déficit suspecté ou avéré, la supplémentation prend la forme de gouttes ou d’ampoules prescrites par le médecin.

LA VITAMINE C

Elle participe au bon fonctionnement de notre système immunitaire et piège les radicaux libres, ce qui lui confère des propriétés antioxydantes.


Quels sont les risques d’un déficit ?

Le principal risque serait de se remettre moins vite des infections. Si la vitamine C n’empêche pas d’attraper un rhume, elle permettrait en revanche d’en réduire la durée, selon les conclusions d’une revue de littérature par la Collaboration Cochrane. Les véritables carences ne concernent plus que 5,4 % de la population selon une étude de l’Institut de veille sanitaire basée sur le dosage de l’acide ascorbique. Mais un déficit important peut entraîner certains signes évocateurs de cette vieille maladie : taches de sang sous la peau (pétéchies), saignement des gencives, fatigue. En population générale, le déficit est majoritairement lié au statut économique et à une faible consommation de fruits et légumes. Chez les fumeurs, un déficit est vite arrivé car les substances toxiques du tabac épuisent les réserves de l’organisme.


Comment arriver aux apports conseillés ?

De 110 mg/jour chez les adultes, les besoins passent à 120 130 mg/jour chez les seniors. Les agrumes et les kiwis en apportent beaucoup. Deux oranges pressées ou un verre de jus d’orange flash pasteurisé couvrent 70 % des apports journaliers recommandés. En cas de déficit, une cure d’un gramme par jour pendant 15 jours est préconisée. Attention toutefois à ne pas prendre des compléments de vitamine C à cette dose pendant trop longtemps car cela risque d’avoir des effets néfastes sur la santé à long terme.

LA VITAMINE B9

Aussi appelée acide folique, elle a de nombreuses fonctions : croissance cellulaire, production du matériel génétique (ADN, ARN), fonctionnement du système nerveux et formation des globules rouges.